Grâce à ses films nanotechnologiques, la start-up neuchâteloise commence à séduire des clients en Suisse et à l’étranger.

Mardi soir, elle a remporté le Prix SUD, créé par «Le Temps» et soutenu par Romande Energie, qui encourage les start-up développant une innovation responsable.

«J’ai 50 ans, je suis Neuchâtelois et chauvin.» Voilà comment Sébastien Eberhard, directeur de Solaxess – l’entreprise lauréate du Prix SUD (start-up durable) – s’était présenté au jury. Face aux start-up Oculight Dynamics et Enuu, Solaxess a au final remporté, mardi soir devant une centaine d’invités, la première édition 2018 de ce prix lancé par Le Temps et soutenu par Romande Energie.

A la recherche d’une start-up développant une innovation responsable, la technologie de Solaxess a su convaincre les quatre membres du jury ainsi que les internautes qui ont également pu voter. Ces derniers ont attribué 451 voix à Solaxess, 282 à Oculight Dynamics et 101 à Enuu. La start-up neuchâteloise commercialise des films nanotechnologiques qui sont déposés sur des panneaux photovoltaïques. Ceux-ci peuvent être colorés en fonction des goûts de l’architecte ou du maître d’ouvrage.

Ils ressemblent à des matériaux de construction traditionnels déclinés dans plusieurs teintes et peuvent revêtir non seulement les toits mais surtout les façades des immeubles.

A la place de la pierre

Pour commencer sa démonstration, Sébastien Eberhard sort de sa sacoche un échantillon de son film nanotechnologique. Celui-ci ne fait pas plus d’un dixième de millimètre d’épaisseur. «Des métaux aux capacités diélectriques y ont été pulvérisés sur du PET créant un effet miroir.

Ce film laisse ainsi passer les rayons infrarouges tout en réfléchissant la majeure partie du spectre lumineux, explique-t-il. La coloration a lieu lors d’une deuxième étape.» Les fabricants de modules photovoltaïques – les clients de Solaxess – proposent ces panneaux blancs ou colorés aux architectes. «Installés en façade, ils remplacent la pierre, l’Eternit ou des matériaux composites comme l’Alucobond, précise Sébastien Eberhard.

En posant 50 à 60 mètres carrés en façade, on couvre les besoins en électricité d’une famille de quatre à cinq personnes.»

Source: Le Temps